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il me semble que je dois rester ici. Mon départ ferait encore dire bien des choses...». Toujours des prétextes pour rester encore, et cependant l’état de son âme ou plutôt de ses souffrances exigeait d’elle un prompt départ. Sa confiance en Marie, sa dernière planche de salut lui fut aussi enlevée par le démon. «La Ste Vierge, ma bonne Mère, dit-elle en terminant sa lettre, aura-t-elle pitié de sa pauvre Enfante? Bon Père, criez bien fort vers elle, car ma voix, elle ne l’entende plus».
Ces retards continuels de D. L. très nuisibles à elle-même furent très utiles à son frère. Dieu sait tirer le bien du mal. Ce jeune homme, d’une conduite mauvaise, était malade à la mort. Sa sœur le prépara avec soin à faire une mort chrétienne. Elle m’écrit le 22 Décembre 1877. «...Vous avez dû recevoir une lettre de Mr P. vous disant que mon pauvre frère était très malade, et que je ne pouvais guère

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