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l’état de son âme pendant son absence. Dans sa réponse du 18 Mai, après m’avoir rappelé les douceurs goûtées au tombeau de St Edme, elle ajoute:
"Arrivée a N., j’ai joui de la même paix et goûté le même bonheur dans la Ste Communion jusqu’au Dimanche, 11. A partir de ce jour je n’ai plus éprouvé que de la froideur Notre Seigneur a semblé se retirer, même dans mes méditations. J’ai été même tentée de laisser mes Communions, ce qui m’a fait éprouver cette tristesse dont vous a parlé M. P. Votre bonne lettre, mon Père, est très vrai. Je n’aurais pas dû prolonger mon séjour sans vous en demander la permission; mais je vous avoue simplement que cette faute a été bien involontaire; je n’y ai pas du tout pensé. Mais où je suis bien coupable c’est d’avoir omis de demander tous les soirs à ma bonne Mère si j’avais passé la journée selon son désir et sa volonté. La Ste Verge, si j’avais agi ainsi, n’aurait pas manqué de m’éclairer. Je vois maintenant que cette bonne Mère m’a laissée sans lumière pour me faire mieux sentir ma faiblesse. Votre bonne lettre aurait dû m’arriver plus tôt pour me faire comprendre mon tort. Je comprends maintenant pourquoi j’ai juste été privée (probablement elle omet le mot Dimanche) des douceurs sensibles de N. Seigneur.

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